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Sur les traces des camées

Aujourd’hui je souhaite vous parler des camées, ces bijoux anciens qui nous font voyager dans le passé. Leur aspect Vintage (qui nous ramène tout de suite chez nos grands mères) en fait un vrai bijou “Madeleine de Proust” .

Commençons par le début. Le camée est avant tout une gravure .
Et la technique qui permet de graver des pierres dures, appelées aussi gemmes, est désignée sous le nom de « glyptique » (dérivé du verbe grec qui signifie « graver ») . Elle apparaît dès le IVe millénaire av. J.-C. au Proche-Orient.

Les gravures se classent ensuite en deux catégories : les intailles, lorsque le motif est en creux, et les camées, lorsqu’il est en relief.

Dans cet article nous nous intéresserons de plus près et nous focaliserons à la seconde catégorie : les camées !

Durant la Grèce Antique

Le mot camée vient de l’italien «  cameo ». Il a la même origine que le mot français « camaïeu », qui pour rappel représente un dégradé de couleurs dans les mêmes tons.

 

La célèbre “Tazza Farnese”, Musée national de Naples

Les camées étaient grandement appréciés à l’époque de la Grèce antique où ils étaient sculptés dans des pierres semi-précieuses comme l’onyx, la sardonyx ou la cornaline. Ces pierres étaient très prisées car elles possédaient un panel de couleur aux contrastes significatifs (du blanc, du jaune, du brun et même du rouge) que l’artiste pouvaient exploiter.

 

La “Tazza Farnese” est sans doute le camée le plus renommé au monde. Fabriqué en sardonyx (dérivé de la pierre l’onyx), il est considéré comme le chef d’oeuvre de cette technique et daterait du IIème voire IIIème siècle avant JC.

 

A l’époque Romaine


Le Grand Camée de France, Musée de Vienne


 

À l’époque romaine, la gravure en camée est devenue encore plus raffinée, précise et élégante et a trouvé un terrain fertile dans la cour de l’empereur Auguste (63 av. J.-C.).

De cette période on peut citer le camée appelé “Le Grand Camée de France”, qui s’avère être le plus grand camée survivant de l’Antiquité.

Au delà de la taille incroyable (31 cm x 26,5 cm) de cette oeuvre , le détail de la mise en scène des personnages, la rareté de la pierre et l’extraordinaire technique en font le camée le plus précieux jamais créé.




La naissance des bijoux (enfin, on y vient!)

La reine Silvia de Suède portant le diadème de l’impératrice Joséphine

C’est à la Renaissance que vont apparaitre les camées en tant que bijoux (bague, pendentif, broche) mais aussi en tant qu’ornements décoratifs (sur des coffrets ou des miroirs par ex). Généralement sertis d’un entourage d’or, agrémentés de perles, de pierres précieuses, voire de diamants, on y trouve souvent un profil féminin rappelant l’antiquité.

Au cours de l’histoire, c’est la royauté qui va participer à la popularisation des camées. C’est le cas par exemple de Napoléon Bonaparte et de son épouse Joséphine. Très friands de cette technique de gravure, ils vont contribuer à la démocratiser et la faire connaitre sous l’Empire. A l’époque c’est la maison Nitot, qui est le principal joailler de l’Empereur. Napoléon lui passe diverses commandes, notamment un diadème en camées qu’il offrira à l’impératrice Joséphine de Beauharnais en 1811.

Au fil des années, des mariages et des héritages, ce diadème de camées parviendra finalement jusque dans l’écrin royal de la famille de Suède par la fille d’Eugène de Beauharnais également prénommée Joséphine, lors de son mariage avec Oscar Ier, roi de Suède et de Norvège.

Cet héritage provenant de l’ère napoléonienne est aujourd’hui toujours aux mains de la famille royale de Suède.


La reine Victoria de Suède lors de son mariage en 2010

 

Depuis le diadème a été complété d’un collier, d’une broche, de boucles d’oreilles et d’un bracelet. 


Cette parure constitue aujourd’hui la parure officielle pour les événements de la royauté suédoise.

Elle a d’ailleurs été ressortie à l’occasion du mariage de la princesse héritière, Victoria de Suède, en 2010.

La fabrication des camées

Avec l’essor des camées au XIXe siècle,  les matériaux durs tels que l’étaient les pierres ont petit à petit étaient laissés de côté pour des composantes plus faciles à modeler comme les coquillages, l’agate, la nacre, l’ivoire, le corail, la lave. Des composantes toutes naturelles. C’est d’ailleurs à ce critère que l’on reconnait un “vrai” camée.

A notre époque, celle de la production en série et de l’essor de la bijouterie fantaisie, on voit apparaitre des camées en matière non naturelle. La gravure étant souvent réalisée à partir de plastique ou de la résine.


De nos jours , pour trouver des camées authentiques et fabriqués dans les règles de l’art, il est possible de se rendre en Italie où la gravure traditionnelle sur coquillage se pratique encore. Une autre solution – qui permet d’économiser le billet d’avion et limiter son bilan carbone – reste de se tourner vers le seconde main et les bijoux vintage !

 

Bague camée sur agate entourée d’un cadre ovale en Or 18 carats



pendentif ancien camée en or jaune 18 carats massif - bijoux anciens et occasion

Pendentif camée sur coquillage entouré d’un cadre torsadé en Or 18 carats


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